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Historique

Le Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR) est un organisme sans but lucratif fondé au cours des années 60 dans le district municipal Louis-Riel.

But

Sensibiliser les citoyens à la protection de leur milieu.

Favoriser le civisme par des actions qui améliorent la qualité de vie du quartier.

Mobiliser des bénévoles autour de projets concret.

Financement

Subventions gouvernementales et privées pour l’engagement de jeunes afin de réaliser les travaux prévus dans la programmation annuelle et en fonction des projets en cours.

Subvention annuelle de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM) pour le maintien de permanents et la location du siège social sur la rue Beaubien.

Principales réalisations

1) Blocage d’un énorme projet résidentiel, Myriade1, à la fin des années 60, entre les rues Rosemont et Jumonville, Carignan et Duquesne. Ce projet copié sur les Habitations Jeanne-Mance pour des édifices en hauteur, aurait défiguré le quartier. Lettres du comité à Ottawa, à Québec et à Montréal pour faire modifier le projet avec, en appui, une pétition signée par 3 000 citoyens.

Résultat de ces démarches: le comité obtient la conservation des espaces verts pour en faire des parcs et des jardins communautaires et la construction se limite à 180 logements de deux étages seulement, près de la polyvalente Louis-Riel.

2) Collaboration avec l’UQAM, la ville de Montréal, des écoles de la CECM pour la production d’un guide pédagogique destiné aux élèves du primaire et portant sur la protection d’un boisé

3) Depuis 1996 jusqu’à 2014, entente avec l’arrondissement MHM pour la gestion du programme Éco-quartier Louis-Riel. Le CSLR s’est mérité deux prix d’excellence, en 1998 et en 2000, pour sa gestion exemplaire de cet éco-quartier. Gestion de l’éco-quartier Hochelaga de 2009 à 2014.

4) Le comité s’oppose à la construction d’un garage sur l’emplacement du futur parc Félix-Leclerc qui avait été auparavant un dépotoir à neige. Il fait modifier le zonage pour maintenir cet espace vert. Une bataille qui va durer de 1991 à 1998 et aboutir à la création du grand parc Félix-Leclerc, inauguré en 2000 entre les rues Beaubien et Bélanger, François-Boivin et Langelier.

5) De 2000 à 2002, le CSLR obtient, de l’arrondissement MHM, la gestion des activités du parc Félix-Leclerc, qui avait été déserté par les citoyens en raison du vandalisme. Il en fait un lieu sécuritaire et agréable à fréquenter. Pendant trois ans, la programmation sera très diversifiée : loisirs, activités physiques, sportives, culturelles, scientifiques, environnementales, sociales…

6) À partir de 2004, le CSLR se voit confier, par l’arrondissement MHM, la gestion du boisé Jean-Milot, un ancien dépotoir pour matériaux de construction situé tout près du parc Félix-Leclerc. Depuis 11 ans, on y a fait environ 1000 heures de travaux et de bénévolat par année : taille des arbres, entretiens des sentiers, corvées publiques de nettoyage au printemps et à l’automne. L’an dernier, on y a planté 300 arbres. De juin à septembre, environ 100 personnes par jour fréquentent ce boisé. Ce dernier est devenu un parc et les citoyens y sont très attachés. Une récente lettre d’intention de la conseillère du district Louis-Riel, Karine Boivin-Roy, prévoit que le comité pourra poursuivre la gestion du Parc Boisé Jean-Milot.

Principaux artisans

1) Bernard-Trudeau, premier-président du CSLR, a orchestré la mobilisation et la pétition de 3000 personnes contre le projet d’habitations en hauteur en 1969.

2) Gaétan Primeau, secrétaire du comité, a envoyé les lettres de protestation aux différents niveaux de gouvernement contre ce même projet. Il sera par la suite conseiller municipal pour le district de Mercier-Est.

3) Jacques Charbonneau, membre fondateur du CSLR, par la suite conseiller municipal du district Louis-Riel pendant une quinzaine d’années, sera un ardent défenseur des espaces verts du secteur. C’est en grande partie grâce à lui que les parcs Louis-Riel, Ancienne Pépinière, Pierre-Bédard et Guillaume Couture ont vu le jour. C’était son dada.

4) Madeleine Martin, ex-enseignante associée au projet de guide pédagogique pour les jeunes du primaire, longtemps trésorière et présidente du CSLR et toujours membre du c.a. en 2015, rappelle qu’en 45 ans d’histoire, le comité n’a jamais fait de déficit et il n’y a jamais eu de remboursement des dépenses aux membres du conseil d’administration. Lauréat de la Fondation Desjardins en 2015 pour une bourse de 1000$ qu’elle a remise au CSLR.

5) Lyne Thériault, conseillère municipale et mairesse pour le district Louis-Riel, a pris sous son aile le développement et la mise en valeur du Parc Boisé Jean-Milot et cela depuis les premières démarches en 2004. Ce n’est pas par hasard qu’on l’a surnommée la marraine du boisé.

6) Véronique Gauthier, ex-enseignante et membre du c.a. depuis 2007  est la conseillère et la conscience environnementale du CSLR. Elle voit à ce que le comité garde de cap en matière de biodiversité du milieu et de développement durable. Elle a publié, à compte d’auteur, un livre sur le sujet, il y a quelques années, Les sociétés humaines à l’âge de l’écologie.

7) Richard Sylvain, coordonnateur du CSLR depuis 2004. C’est grâce à lui s’il y a autant de mobilisation dans le quartier pour un aménagement respectueux des personnes et de la nature. Il sait motiver le monde, tant ses collègues de travail que les centaines de bénévoles, les membres du c.a. ainsi que les commanditaires prêts à supporter financièrement les nombreux projets qu’il a en tête.